En bref
• Pierre Ménès s’interroge sur les effets d’un départ du Qatar du PSG
• Il identifie Monaco et Marseille comme prétendants à la succession
• Il souligne l’impact potentiel sur les résultats européens du football français
• Il juge cette hypothèse peu crédible, mais préoccupante pour la compétitivité nationale
Un scénario hypothétique aux conséquences très concrètes
Sur son blog, Pierre Ménès a livré une analyse sans détour d’un scénario dont personne ne souhaite vraiment tester la réalité : un retrait du Qatar du Paris Saint-Germain. Une hypothèse qu’il juge peu probable, mais aux conséquences suffisamment profondes pour secouer tout l’édifice du football français.
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D’après lui, sans l’influence financière de Doha, le paysage de la Ligue 1 serait immédiatement transformé. Il projette une redistribution des cartes qui placerait l’AS Monaco et l’Olympique de Marseille en position de force. Deux clubs déjà solidement ancrés dans le haut de tableau et qui, selon Ménès, pourraient « prendre les devants » pour combler le vide laissé par le PSG.
Une Ligue 1 plus disputée, mais à quel prix ?
Le journaliste insiste : « La Ligue 1 serait plus équilibrée, mais quel intérêt ? » Une question provocante, mais révélatrice de l’ambivalence d’un tel scénario. Si la fin de l’hégémonie parisienne relancerait mécaniquement la concurrence, Ménès doute que cela compense le recul global en termes de visibilité et de performance.
L’absence du Qatar mettrait en péril le positionnement du PSG sur la scène européenne. Les résultats en Ligue des Champions, les investissements massifs, les têtes d’affiche du vestiaire… tout cela dépend largement du soutien financier qatari. Et dans une ère où la compétitivité se mesure autant en millions qu’en points, cette perte serait lourde.
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Une inquiétude pour le football français
En synthèse, Pierre Ménès juge ce scénario plus préoccupant qu’excitant. Moins de domination nationale, mais aussi moins de présence à l’international. « Si le Qatar se retirait, ce ne serait pas une bonne nouvelle pour le football français », tranche-t-il, lucide. Et derrière cette formule, c’est l’ensemble de la stratégie d’attractivité de la Ligue 1 qui se trouve en question.
L’hypothèse reste lointaine, presque théorique. Mais pour Ménès, la poser, c’est déjà mettre en lumière la dépendance d’un championnat tout entier à la puissance d’un seul actionnaire. Et c’est, surtout, rappeler combien le PSG reste la pierre angulaire du rayonnement footballistique tricolore.













La dépendance du football français à un seul investisseur souligne une vulnérabilité inquiétante, à la manière d’un pion mal placé sur l’échiquier.
C’est vrai, le PSG est essentiel pour notre football. J’espère que tout ira bien pour l’équipe et nos enfants continueront à rêver grâce à eux ! 😊