Après la contre-performance du PSG face à Monaco, Pierre Ménès a livré une analyse sans concession sur l’état de forme de l’effectif parisien. Le consultant cible plusieurs cadres et recrues, estimant que les interrogations s’accumulent à tous les étages du terrain, de la cage jusqu’à l’attaque.
Le secteur défensif cristallise une grande partie des critiques, à commencer par le dernier rempart, Matvey Safonov. Pour Pierre Ménès, les performances du gardien russe, arrivé l’été dernier pour concurrencer la hiérarchie en place, ne sont pas à la hauteur des attentes. Le consultant dresse un constat sévère sur l’efficacité du portier dans les moments clés de la rencontre, n’hésitant pas à le comparer à d’autres profils de Ligue 1 pour souligner un manque d’impact décisif. « Il va falloir parler du gardien parce que Safonov, il est comme Chevalier, il n’arrête rien, je suis désolé de le dire », lâche-t-il sur sa plateforme Pierrot Le Foot. Selon lui, la direction technique du club devra rapidement trancher sur la hiérarchie à ce poste si la dynamique ne s’inverse pas.
Au-delà du gardien, c’est toute l’arrière-garde qui inquiète l’ancien journaliste de Canal+. Le cas d’Achraf Hakimi est notamment soulevé, non pas uniquement pour ses prestations sportives, mais pour l’impact potentiel de son environnement extrasportif. « Il faut voir aussi les conséquences que les affaires judiciaires d’Hakimi vont avoir sur son rendement ». Ménès s’interroge ouvertement sur les répercussions que pourraient avoir ses affaires judiciaires sur son rendement futur et sa capacité à rester focalisé sur les objectifs du club. Parallèlement, la gestion du capitaine Marquinhos pose question. Aligné de manière intermittente, le Brésilien semble chercher son second souffle. Pour le consultant, le rythme de jeu du défenseur central doit être revu : il se demande s’il est souhaitable qu’il ne joue qu’un match sur deux ou s’il a au contraire besoin d’enchaîner pour retrouver son meilleur niveau.
L’attaque parisienne, privée de certains de ses éléments moteurs, ne trouve pas non plus grâce aux yeux de l’observateur. En l’absence d’Ousmane Dembélé, l’animation offensive a semblé grippée et les joueurs positionnés sur les ailes n’ont pas réussi à compenser ce vide. Pierre Ménès note un malaise tactique flagrant concernant les récentes recrues et les cadres habituels. Khvicha Kvaratskhelia, utilisé dans un couloir qui n’est pas sa zone de prédilection habituelle, semble peiner à trouver ses marques. « Kvaratskhelia n’est pas à l’aise à droite », analyse-t-il, soulignant le manque d’influence du Géorgien sur le jeu collectif dès lors qu’il est décentré.
Ce constat d’impuissance s’étend également au côté gauche de l’attaque. Bradley Barcola, pourtant étincelant en début de saison, traverse une période plus complexe où ses percussions habituelles ne parviennent plus à déstabiliser les blocs adverses. Ce manque de tranchant individuel pèse lourdement sur la production globale de l’équipe, incapable de créer le danger face aux Monégasques. Entre méforme individuelle, choix de rotation discutables et positionnements tactiques hybrides, le club de la capitale se retrouve face à un chantier important selon Pierre Ménès. Ce dernier conclut en affirmant qu’il y a actuellement « beaucoup de problèmes, beaucoup d’interrogations, beaucoup de questions sur cette équipe du PSG ».
Retrouvez l’analyse complète de Pierre Ménès :
✍️ Guillaume Le Roux — allezparis.fr





