En bref
- Achraf Hakimi dispute son 60e match de la saison face au Bayern
- Le PSG joue un Mondial des clubs sans pause estivale
- La CAN attend encore Hakimi en décembre
- Félix Rouah (RMC) alerte sur une surcharge devenue dangereuse
- Un calendrier saturé qui inquiète clubs et observateurs
Un calendrier démentiel pour les stars du football
Le rythme imposé par les compétitions internationales atteint des sommets alarmants. Dans cette spirale d’intensité, Achraf Hakimi incarne parfaitement la fatigue d’un footballeur moderne broyé par les enchaînements. L’international marocain du Paris Saint-Germain s’apprête à disputer son 60e match de la saison, lors d’un quart de finale très attendu contre le Bayern Munich dans le cadre du Mondial des clubs. Une statistique aussi spectaculaire qu’inquiétante.
Sur les ondes de RMC, Félix Rouah n’a pas mâché ses mots : ce rythme n’est plus viable. Pour lui, l’empilement de compétitions – entre Ligue 1, Ligue des champions, Coupes nationales, CAN et désormais une Coupe du monde des clubs estivale – menace directement l’intégrité physique des joueurs.
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Hakimi, symbole d’un football à bout de souffle
Dès l’été 2024, le PSG a convoqué son groupe professionnel pour la reprise des entraînements dès le 15 juillet. Une date presque oubliée tant la saison s’est étirée jusqu’à mi-juillet 2025, sans véritable interruption. Résultat : une année complète de compétition non-stop, avec une moyenne d’un match tous les quatre jours.
Pour Hakimi, cette cadence relève presque du délire. Et les chiffres ne mentent pas. Outre le choc face aux Bavarois, le latéral droit se prépare déjà pour une Coupe d’Afrique des Nations en décembre. Une échéance supplémentaire qui réduit encore ses chances de récupération. Sur les bancs et en tribunes, l’inquiétude monte.
Le silence assourdissant des instances
Face à cette réalité chiffrée, les grandes instances du football semblent indifférentes. Ni la FIFA, ni l’UEFA ne montrent de signes d’ajustement du calendrier. Pire encore : chaque réforme semble ajouter une nouvelle épreuve à une structure déjà saturée. L’ajout du Mondial des clubs en plein été, à l’image de cette édition 2025, repousse encore les limites.
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Dans son intervention, Félix Rouah alerte : « Les clubs vont devoir repenser toute leur planification. On ne parle plus de préparation estivale, mais de gestion de survie sur douze mois ». Pour le PSG, cette survie passe notamment par la forme de Hakimi, élément central du projet parisien… mais dont l’usure pourrait compromettre l’ensemble.
Un PSG sur la corde raide
Sans rotation suffisante, sans pause, sans respiration, Paris prend un risque majeur avec ses cadres. Le moindre pépin physique pourrait se transformer en hémorragie technique. Et dans ce contexte, le nom de Hakimi revient en boucle. Le Marocain incarne cette génération d’élite poussée jusqu’à l’extrême limite.
En coulisses, le staff médical du PSG reste vigilant, mais les marges de manœuvre se réduisent jour après jour. Le prochain choc face au Bayern, s’il enflamme les supporters, cristallise aussi toutes les tensions. D’un côté, la gloire d’une victoire mondiale. De l’autre, l’ombre d’une blessure évitable, qui changerait tout.
Achraf Hakimi n’a jamais semblé aussi indispensable… ni aussi proche du point de rupture. Le PSG le sait. L’Europe regarde. Et le football moderne, dans cette course folle, pourrait bien s’être tiré une balle dans le pied.
















